Le gagnant de l’élec­tion prési­den­tielle sera-t-il élu ?

Le 21 avril 2002 fut vécu comme un tsunami poli­tique. Et pour­tant, à la veille du scru­tin prési­den­tiel de 2017, les règles du jeu élec­to­ral restent inchan­gées.

Les leçons du 21 avril 2002 n’ont pas été tirées

Rappe­lons-nous l’élec­tion prési­den­tielle française de 2002. La gauche est élimi­née dès le premier tour et le candi­dat de droite, Jacques Chirac, sort vainqueur du deuxième tour en battant Jean-Marie Le Pen, candi­dat de l’ex­trême-droite, avec 82 % des voix.

Ce duel est une surprise et les Français ont l’im­pres­sion que le vrai duel, qui aurait dû oppo­ser la gauche à la droite, a été esca­moté. Le candi­dat de la gauche, Lionel Jospin, a été écarté sans vrai­ment avoir pu concou­rir. Pouvait-on être certain qu’il n’au­rait pas gagné contre le candi­dat de droite ? De même, le candi­dat du centre, François Bayrou, n’était-il pas en posi­tion de l’em­por­ter sur tous ces candi­dats ? Ces incer­ti­tudes étaient la preuve que notre scru­tin à deux tours avait une grave faiblesse, qui remet­tait en cause son carac­tère démo­cra­tique : il ne garan­tis­sait pas d’élire un candi­dat préféré à tous les autres.

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Prin­cipes du gouver­ne­ment repré­sen­ta­tif, de Bernard Manin

L’ou­vrage Prin­cipes du gouver­ne­ment repré­sen­ta­tif est d’abord inté­res­sant sur le plan histo­rique. L’évo­lu­tion de la notion de démo­cra­tie y est contée depuis l’an­tiquité jusqu’à nos jours. Cette pers­pec­tive histo­rique, qui montre à quel point la notion de démo­cra­tie a évolué,  permet au lecteur de mesu­rer combien il est encore possible de faire évoluer notre système élec­to­ral et notre forme de gouver­ne­ment. Conti­nuer la lecture de « Prin­­cipes du gouver­­ne­­ment repré­­sen­­ta­­tif, de Bernard Manin »