Contour­ne­ment d’une loi par un minis­tère

Les élus ont-ils tout pouvoir ? Peuvent-ils instau­rer le chan­ge­ment à eux seuls ? Jacques Ellul répond par la néga­tive dans son ouvrage L’illu­sion poli­tique : la bureau­cra­tie détient le vrai pouvoir, le  pouvoir des poli­tiques n’est qu’illu­sion. La bureau­cra­tie trans­forme les orien­ta­tions qui lui sont dictées, voire crée elle-même ses propres règles.

Un exemple en est donné aujourd’­hui dans un article du Monde au sujet de l’or­ga­ni­sa­tion des demandes de muta­tions dans l’Édu­ca­tion natio­nale. Chaque année, le minis­tère défi­nit des règles de muta­tion au moyen d’une note de service. Or les règles de muta­tion sont déjà défi­nies par une loi, celle du 11 janvier 1984. Une circu­laire ne peut donc léga­le­ment pas les modi­fier. Des fonc­tion­naires conteste les règles illé­gales mais celles-ci ne sont annu­lées par le Conseil d’État qu’en­vi­ron un an après, alors que le minis­tère a défini de nouvelles règles dans une nouvelle circu­lai­re…

Le minis­tère a donc trouvé le moyen de contour­ner la loi du 11 janvier 1984, et ce, depuis au moins 2008.

L’ap­pren­tis­sage précoce des langues, de Louis Porcher et Domi­nique Groux

Couverture du livreL’ap­pren­tis­sage précoce des langues [1] est un ouvrage épuisé dont la dernière édition date de 2003. La première partie pose la ques­tion de l’in­té­rêt d’un appren­tis­sage précoce. Les deuxièmes et troi­sièmes parties, les plus inté­res­santes, dressent un état des lieux de l’ap­pren­tis­sage précoce des langues dans le monde et en France.  Les deux dernières parties s’in­té­ressent respec­ti­ve­ment aux pratiques péda­go­giques et  aux enjeux inter­cul­tu­rels.

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Langues au bacca­lau­réat

Une soixan­taine de langues sont admises aux épreuves de langues du bacca­lau­réat. Le nombre varie selon que l’on regroupe certaines langues (alsa­ciennes, des pays mosel­lans ou berbères) ou non. Voici un tableau réca­pi­tu­la­tif se basant sur le bulle­tin offi­ciel valable pour le bac 2013. Les effec­tifs concernent le bac géné­ral de 2010 (cf. rapport).

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