Cita­tions de Bernard Char­bon­neau

Cita­tions de Bernard Char­bon­neau tirées de Nous sommes des révo­lu­tion­naires malgré nous : Textes pion­niers de l’éco­lo­gie poli­tique

La Tech­nique domine l’homme et toutes les réac­tions de l’homme. Contre elle, la poli­tique est impuis­sante. (p. 57)

Et l’homme qui, à force d’ob­ser­ver les signes, voit les trésors cachés, l’homme qui se heurte à la dureté des objets, c’est l’homme qui possède et n’est point possédé, c’est le paysan. (p. 141)

Le bour­geois n’échappe pas à son destin, qui est de vivre de façon encore plus arti­fi­cielle lorsqu’il essaie de reve­nir à la nature. (p. 151)

Désor­mais, des Socié­tés corrom­pues que la révolte popu­laire aurait balayées pour­ront vivre tant qu’elles paie­ront la poignée de tech­ni­ciens qui manient les fiches de la police et les tanks de la mobile. […] Seuls les incons­cients et les hypo­crites finissent par faire de leur acti­vité profes­sion­nelle ou poli­tique le centre de leur vie. (p. 123, texte de 1936)

Au-delà d’un certain confort, toutes les sources de joie vrai­ment humaines sont taries. (p. 176)

L’anar­chie cadre mal avec l’idéal du progrès, car le progrès ne s’ac­quiert pas sans un renfor­ce­ment de l’ar­ma­ture sociale, c’est-à-dire en fin de compte l’État : la synthèse entre une liberté indé­fi­ni­ment accrue et un confort indé­fi­ni­ment accru est une utopie. (p. 178)

Une société nouvelle doit naître de la réin­té­gra­tion de la nature dans notre vie et il est bien probable qu’elle ne ressem­blera pas plus à un impos­sible Moyen-âge qu’à la machine à habi­ter de Le Corbu­sier. (p. 190)

[Les natio­na­listes pari­siens] compren­dront que toute révo­lu­tion véri­table simpli­fie la vie de l’homme, lui permet d’avoir plus de prise sur les objets, de mieux tendre la main vers son prochain. Ils s’aper­ce­vront que les hommes sont impuis­sants parce qu ils sont perdus dans des rêves gigan­tesques ; l’or s’en­tasse dans des caves blin­dées, le blé pour­rit dans les silos à côté de misé­rables morts de faim. (p. 192)

La première chose, c’est de nous placer scan­da­leu­se­ment en dehors du terrain tech­nique, de juger l’em­ploi de la bombe comme le crime le plus perfec­tionné, et ceux qui l’ont employée, fussent-ils prési­dents des USA, comme des crimi­nels de guerre. (p. 211)

Si la ques­tion du contrôle des moyens tech­niques par tous les hommes n’est pas posée, less droits que la démo­cra­tie nous accorde risquent de deve­nir déri­soires. (p. 212)

 

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